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26/01/2008

Division, multiplication et écologie

Selon un récent rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS), la division de la société nord-irlandaise serait lourde de conséquences en termes d'empreinte écologique, rapporte The NewsLetter. Et de fait, il a fallu souvent dédoublé certaines services, afin de répondre aux besoins des communautés repliées sur elles-mêmes. Pas question, en effet, pour un Catholique de fréquenté le même service qu'un Protestant et vice-versa. Plus qu'une aversion pour l'autre communauté, la peur explique plus sûrement ces comportements. La création "d'espaces partagés" s'avérerait des plus bénéfiques sur les plans social, économique et environnemental. Il existe déjà différents projets "partagés" à Belfast, tel celui de Duncairn Gardens, de Stewartstown Road (1 et 2) ou de l'Ashton Center.

07/08/2007

La fin des "murals"?

fbd76558072d5432603b65bd6cb020a8.jpgAlors que les "murals" paramilitaires d'Irlande du Nord sont considérées comme la principale attraction touristique du Royaume-Uni, un vaste programme vise à les faire remplacer par des fresques plus neutres, rapporte la BBC, ce lundi 6 août. En 2006, l'Irlande du Nord a lancé le "Re-Imaging7a4119d4532593e402577b9e928b98ce.jpg Communities Programme" (lire ou relire : Retour à Belfast 6). Il vise à aider les communautés à se réapproprier leurs espaces publics. Le budget prévu s'élève à 3,3 millions de livres sterling.

Précisons, par ailleurs, que Belfast a été classée dans le "top 10" des destinations à la mode en 2007 par le Guide de voyage Lonely Planet, précisait la BBC le 1er août. Elle attire 6 millions de visiteurs par an (alors qu'elle compte 276 459 habitants [2001] et que la zone métropolitaine du grand Belfast compte 579 554 habitants), qui rapportent 285 millions de livres sterling à l'économie et assurent 16 000 emplois équivalents temps plein.

 

 

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03/08/2007

La surenchère du mépris

"Il est temps de passer de la tolérance qui n'exige pas d'implication (on peut vivre l'un à côté de l'autre sans se rencontrer), au respect qui exige de s'engager et a donc un impact en termes culturels", déclarait Gerri Moriarty, artiste et consultante à Belfast, lors des  rencontres de Banlieues d'Europe (Belfast, du 23 au 25 novembre 2006). Par cette phrase, elle pointait le défi qui concerne les deux grandes communautés d'Irlande du Nord : combler le vide de l'incompréhension culturelle.

Il semble que ces dernières années en Belgique les deux grandes communautés (flamande et francophone) aient plutôt choisi de passer de la tolérance au mépris, histoire de creuser davantage le fossé de l'incompréhension culturelle.

Les négociations actuelles autour de la constitution du gouvernement fédéral en sont le triste exemple. Les politiques flamands et francophones s'accusent mutuellement de vouloir "le séparatisme", d'être responsables du "blocage". Tout compte fait, "l'arrogance" des francophones n'a rien à envier à "l'arrogance" flamande. De même que le mépris de plus en plus affiché des francophones vis-à-vis des Flamands n'a d'égal que le mépris de plus en plus affiché des Flamands pour les francophones.

Ces déclarations politiques quelque peu guerrières sont bien entendu relayées dans les médias flamands et francophones, lesquels contribuent à la formation de l'opinion de leur communauté respective. L'Autre est systématiquement pointé comme responsable de tous les maux économiques, sociaux et environnementaux du pays - comme si la Belgique était une île totalement coupée du monde. La perversité de ce mécanisme fait que chaque communauté se replie sur elle-même et est devenue totalement ignorante de ce que vit l'autre communauté. Personne n'échappe malheureusement à ce mécanisme, puisque nos schémas de pensée sont conditionnés par notre environnement politique, médiatique et culturel respectif. Dès lors, la haine de l'autre communauté ronge de plus en plus les esprits.

Il y a quelques années, Patrick Dewael (libéral flamand), ministre fédéral de l'Intérieur sortant, avait déclaré : "Bruxelles n'est pas Belfast". C'est vrai. Mais nous en sommes peut-être moins loin qu'on ne le pense.

07/06/2007

Cartographie de peacelines - Belfast

Dans la catégorie "outils" pour comprendre Belfast, je vous recommande le Belfast Interface Project. Son directeur, Chris O'Halloran, m'a aidé à faire mes premiers pas dans Belfast.

Vous pourrez découvrir sur son site internet une carte interactive commentée des peacelines à Belfast. Ces mini-murs de Berlin cloisonnent nombre de quartiers. Elles se développent au fil du temps, y compris depuis la fin du conflit (1998). Tout récemment, dans le quartier de Springhill à elfast Ouest, des Catholiques auraient même demandé qu'on rehausse une peaceline pour les protéger d'autres... Catholiques.

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